La Belgique dans la Grande Guerre

La Belgique dans la Grande Guerre
Par Laurence Van Ypersele
Le 10 décembre 2011

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Résumé :

Au sein de la Grande Guerre, la Belgique apparaît comme un cas un peu particulier. Petit pays neutre entraîné malgré lui dans la guerre, pays envahi qui ne connaît que le front et les territoires occupés, pays jeune à l'identité encore floue, pays où l'Eglise garde une place prépondérante, la Belgique a vécu la guerre et structuré sa mémoire différemment des autres belligérants. Globalement, on peut distinguer trois expériences belges de 1914-1918 : la Belgique au front (les villages derrière l'Yser ne constituant pas un réel arrière), la Belgique occupée (à laquelle les massacres de civils sont assimilés) et la Belgique en exil (qui, sans être majoritaire, concerne tout de même un demi million de Belges sur quelque sept millions d'habitants). Or, dès avant la fin de la guerre, la mémoire belge a glorifié la Belgique héroïque à travers l'image du combattant au front et martyre à travers l'image des civils en pays occupé. Seule la Belgique en exil, assimilée dans l'opinion de la majorité aux embusqués honnis et autres planqués, est exclue de la mémoire collective.
Mais, à côté des représentations idéalisées de la Belgique et de la guerre, il y a la réalité vécue : la violence inouïe, la brutalisation, l'horreur des tranchées, les massacres de civils en août 1914 et la destruction quasi totale de plusieurs villes, les déportations de civils en octobre et novembre 1916, la misère quotidienne et le pillage systématique en pays occupé.

 

À propos du conférencier :

Professeur à l'Université catholique de Louvain, Laurence Van Ypersele est membre du comité directeur de l'Historial et présidente de la commission "commémorer 14-18" de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

BONUS :
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